410 parties par million (ppm). C'est la concentration de CO2 dans l'atmosphère en 2019, un taux qui n'avait pas été atteint depuis 2 millions d'années selon le GIEC. Cette augmentation rapide des gaz à effet de serre bouleverse l'équilibre climatique de notre planète et accélère le réchauffement global.
L'effet de serre est un phénomène naturel indispensable à la vie sur Terre. Sans lui, la température moyenne de notre planète serait de -18°C au lieu des +15°C actuels. Mais depuis la révolution industrielle, les activités humaines intensifient ce phénomène naturel, avec des conséquences majeures sur le climat mondial.
En résumé
L'effet de serre est un phénomène naturel où certains gaz atmosphériques retiennent une partie de la chaleur émise par la surface terrestre, maintenant la planète à une température compatible avec la vie. Les principaux gaz à effet de serre (GES) sont la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O). Depuis le XIXe siècle, les activités humaines (combustibles fossiles, agriculture, déforestation) augmentent considérablement la concentration de ces gaz, amplifiant l'effet de serre naturel et provoquant un réchauffement climatique rapide. Au cours de la décennie 2011-2020, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09°C par rapport à la période pré-industrielle (1850-1900), et le seuil de +1,5°C sera atteint dès le début des années 2030 selon le GIEC.
Qu'est-ce que l'effet de serre ?
Définition de l'effet de serre
L'effet de serre est un phénomène naturel de réchauffement de l'atmosphère terrestre. Il résulte de l'absorption et de la réémission du rayonnement infrarouge par certains gaz présents dans l'atmosphère, appelés gaz à effet de serre (GES). Ces gaz agissent comme le vitrage d'une serre : ils laissent passer la lumière du soleil mais piègent une partie de la chaleur, empêchant sa dispersion dans l'espace.
Sans effet de serre, la Terre serait inhabitable. La température moyenne à la surface serait d'environ -18°C, contre +15°C actuellement. C'est donc un phénomène vital qui permet l'existence de l'eau liquide et de la vie telle que nous la connaissons.
Effet de serre naturel vs effet de serre anthropique
Il faut distinguer deux types d'effet de serre :
L'effet de serre naturel existe depuis la formation de l'atmosphère terrestre il y a des milliards d'années. Il est dû aux gaz naturellement présents dans l'atmosphère : vapeur d'eau (H2O), dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O), ozone (O3). Ces gaz maintiennent la température terrestre dans une fourchette compatible avec la vie.
L'effet de serre anthropique désigne le renforcement de l'effet de serre naturel par les activités humaines depuis la révolution industrielle. L'exploitation massive de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), la déforestation et l'agriculture intensive augmentent considérablement la concentration atmosphérique des GES, intensifiant le réchauffement au-delà de l'équilibre naturel.
Le mécanisme physique de l'effet de serre
Le bilan radiatif de la Terre
Comprendre l'effet de serre nécessite de saisir le bilan énergétique de notre planète. Ce bilan repose sur deux flux de rayonnement :
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Le rayonnement solaire incident : Le Soleil émet de l'énergie sous forme de rayonnement électromagnétique, principalement dans le spectre visible et proche infrarouge. Environ 30 % de ce rayonnement est directement réfléchi vers l'espace par les nuages, l'atmosphère et la surface terrestre (c'est l'effet d'albédo). Les 70 % restants sont absorbés par la surface terrestre et l'atmosphère, réchauffant la planète.
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Le rayonnement infrarouge sortant : La Terre, réchauffée par le Soleil, émet à son tour de l'énergie sous forme de rayonnement infrarouge (chaleur). C'est là qu'interviennent les gaz à effet de serre.
Le rôle des gaz à effet de serre
L'atmosphère terrestre laisse passer la majeure partie du rayonnement solaire visible (lumière), mais se comporte différemment avec le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre.
Les gaz à effet de serre possèdent une propriété moléculaire particulière : ils sont transparents au rayonnement solaire visible mais opaques au rayonnement infrarouge. Quand la surface terrestre émet des rayons infrarouges (chaleur), les molécules de GES absorbent ce rayonnement.
Une fois absorbée, cette énergie n'est pas perdue. Les molécules de GES la réémettent dans toutes les directions : une partie part vers l'espace, mais une autre partie est renvoyée vers la surface terrestre. C'est ce rayonnement infrarouge renvoyé qui réchauffe l'atmosphère basse et la surface.
L'analogie de la couverture : Les GES fonctionnent comme une couverture. Une couverture ne produit pas de chaleur, mais elle empêche la chaleur de votre corps de se disperser. De la même façon, les GES ne créent pas d'énergie, mais retiennent la chaleur émise par la Terre.
Les trois étapes du processus
Le mécanisme de l'effet de serre se déroule en trois étapes :
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Absorption du rayonnement solaire : La surface terrestre (océans, continents, végétation) absorbe environ 70 % du rayonnement solaire incident et se réchauffe.
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Émission infrarouge : La surface échauffée émet un rayonnement infrarouge (chaleur) vers l'atmosphère et l'espace.
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Piégeage et réémission : Les GES atmosphériques absorbent une grande partie de ce rayonnement infrarouge et le réémettent dans toutes les directions, dont une partie vers la surface. Ce processus de piégeage et de réémission maintient l'atmosphère basse et la surface à une température supérieure à ce qu'elle serait sans GES.
Les principaux gaz à effet de serre
Tous les gaz atmosphériques ne sont pas des gaz à effet de serre. L'azote (N2) et l'oxygène (O2), qui composent 99 % de l'atmosphère, sont transparents au rayonnement infrarouge et n'ont donc aucun effet de serre. Seuls les gaz à effet de serre dont les molécules possèdent au moins trois atomes (comme CO2, CH4, H2O) peuvent absorber le rayonnement infrarouge.
La vapeur d'eau (H2O)
La vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre naturel, responsable d'environ 60 % de l'effet de serre naturel total. Sa concentration atmosphérique varie fortement selon les régions (de quasiment 0 % aux pôles à 4 % dans les zones tropicales humides).
Particularité importante : les activités humaines n'ont pas d'effet direct sur la concentration de vapeur d'eau atmosphérique. La quantité de vapeur d'eau est déterminée par la température : une atmosphère plus chaude peut contenir plus de vapeur d'eau. L'excès de vapeur d'eau est rapidement éliminé par précipitation (pluie, neige) en moins de deux semaines.
La vapeur d'eau joue cependant un rôle crucial dans l'amplification du réchauffement : quand les autres GES réchauffent l'atmosphère, celle-ci peut contenir plus de vapeur d'eau, ce qui renforce encore l'effet de serre. C'est une boucle de rétroaction positive.
Le dioxyde de carbone (CO2)
Le CO2 est le principal gaz à effet de serre d'origine anthropique. Il représente environ 65 % de la contribution humaine au réchauffement climatique. Sa durée de vie atmosphérique est très longue : plusieurs siècles.
Sources naturelles : respiration des êtres vivants, décomposition de la matière organique, éruptions volcaniques, dégazage océanique.
Sources anthropiques : combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), déforestation, fabrication du ciment. Ces émissions humaines ont fait passer la concentration de CO2 de 280 ppm à l'ère pré-industrielle à 410 ppm en 2019, un niveau inégalé depuis 2 millions d'années.
Le méthane (CH4)
Le méthane représente environ 32 % de la contribution anthropique à l'effet de serre, malgré une concentration atmosphérique bien plus faible que le CO2. Sa durée de vie atmosphérique est d'environ 12 ans.
Son pouvoir de réchauffement : Le méthane possède un potentiel de réchauffement global (PRG) de 25 sur 100 ans. Cela signifie qu'une tonne de méthane réchauffe l'atmosphère 25 fois plus qu'une tonne de CO2 sur un siècle.
Sources naturelles : zones humides (marais, tourbières), termites, océans.
Sources anthropiques : élevage de ruminants (fermentation entérique), rizières inondées, décharges, exploitation pétrolière et gazière (fuites de gaz naturel), traitement des eaux usées.
L'oxyde nitreux (N2O)
Le protoxyde d'azote représente environ 6 % de la contribution anthropique à l'effet de serre. Sa durée de vie atmosphérique est très longue : environ 120 ans.
Son pouvoir de réchauffement : Le N2O possède un PRG de 298 sur 100 ans, soit un pouvoir de réchauffement 298 fois supérieur au CO2 à masse égale.
Sources naturelles : processus microbiens dans les sols et les océans.
Sources anthropiques : agriculture (engrais azotés), industrie chimique (production d'acide nitrique, nylon), combustion de biomasse et de combustibles fossiles.
Les gaz fluorés
Les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) n'existent pas naturellement. Ils sont entièrement d'origine anthropique, créés pour des usages industriels : fluides frigorigènes (climatiseurs, réfrigérateurs), propulseurs d'aérosols, isolation électrique.
Bien que présents en très faibles quantités, leur PRG est extrêmement élevé : de 1 300 à 23 000 fois celui du CO2 selon les molécules. Leur durée de vie atmosphérique peut atteindre plusieurs milliers d'années pour certains composés.
Le potentiel de réchauffement global (PRG)
Le potentiel de réchauffement global (PRG) est un indice qui permet de comparer l'effet climatique de différents gaz à effet de serre. Il exprime le pouvoir réchauffant d'un gaz rapporté au pouvoir réchauffant de la même masse de CO2, sur une durée donnée (généralement 100 ans).
Par définition, le PRG du CO2 est de 1.
Le PRG dépend de deux facteurs :
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La capacité d'absorption du rayonnement infrarouge : certains gaz sont beaucoup plus efficaces que d'autres pour piéger la chaleur.
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La durée de vie atmosphérique : plus un gaz reste longtemps dans l'atmosphère, plus son effet cumulatif sur le climat est important.
Tableau comparatif des principaux GES :
| Gaz | Formule chimique | PRG à 100 ans | Durée de vie atmosphérique |
| Dioxyde de carbone | CO2 | 1 | Plusieurs siècles |
| Méthane | CH4 | 25 | ~12 ans |
| Oxyde nitreux | N2O | 298 | ~120 ans |
| HFC-134a (fluide frigorigène) | CH2FCF3 | 1 300 | ~14 ans |
| SF6 (hexafluorure de soufre) | SF6 | 23 500 | ~3 200 ans |
Ce tableau montre qu'à masse égale, le SF6 réchauffe l'atmosphère 23 500 fois plus que le CO2 sur un siècle. C'est pourquoi même des émissions très faibles de gaz fluorés ont un impact climatique considérable.
Les conséquences du renforcement de l'effet de serre
L'augmentation de la température globale
L'augmentation de la concentration des GES renforce l'effet de serre et déséquilibre le bilan radiatif de la Terre. Plus de chaleur est piégée dans l'atmosphère, provoquant une élévation de la température moyenne mondiale.
Les données du GIEC : Au cours de la décennie 2011-2020, la température à la surface du globe a augmenté de 1,09°C par rapport à la période pré-industrielle (1850-1900). Cette hausse peut sembler modeste, mais elle a des répercussions considérables sur l'ensemble du système climatique.
Le sixième rapport du GIEC, publié en 2023, tire la sonnette d'alarme : quels que soient les efforts de réduction des émissions mondiales, le niveau de réchauffement global atteindra +1,5°C dès le début des années 2030. L'Accord de Paris visait à limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C, idéalement à 1,5°C. Nous sommes en passe de dépasser ce seuil critique.
La fonte des glaces et l'élévation du niveau des mers
Le réchauffement climatique provoque la fonte accélérée des calottes glaciaires (Groenland, Antarctique) et des glaciers de montagne. Entre 1993 et 2020, le niveau moyen des océans s'est élevé d'environ 10 cm.
Cette élévation résulte de deux phénomènes :
- La dilatation thermique : l'eau se dilate en se réchauffant, augmentant le volume océanique.
- L'apport d'eau douce : la fonte des glaces continentales ajoute de l'eau aux océans.
Les projections du GIEC estiment une élévation du niveau des mers de 26 à 82 cm d'ici 2100 selon les scénarios d'émissions, menaçant les zones côtières et les îles basses où vivent des centaines de millions de personnes.
Les événements climatiques extrêmes
Le réchauffement global intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes : canicules plus fréquentes et plus intenses, sécheresses prolongées, précipitations torrentielles, cyclones tropicaux plus puissants, inondations dévastatrices.
L'atmosphère réchauffée contient plus d'énergie et plus de vapeur d'eau, ce qui alimente des événements météorologiques plus violents. Les canicules, autrefois exceptionnelles, deviennent la nouvelle norme dans de nombreuses régions du monde.
Les impacts sur les écosystèmes et la biodiversité
Le réchauffement rapide perturbe profondément les écosystèmes terrestres et marins. De nombreuses espèces ne peuvent pas s'adapter assez vite au changement climatique ou migrer vers des zones plus favorables.
L'acidification des océans, causée par l'absorption du CO2 atmosphérique par l'eau de mer, menace les récifs coralliens et les organismes à coquille calcaire. Les forêts subissent des stress hydriques accrus, augmentant le risque d'incendies et de dépérissement.
Le GIEC estime que le réchauffement actuel menace déjà un million d'espèces végétales et animales d'extinction au cours des prochaines décennies — une crise de la biodiversité sans précédent.
Les conséquences socio-économiques
Le changement climatique a des répercussions majeures sur les sociétés humaines : baisse des rendements agricoles dans certaines régions, raréfaction des ressources en eau douce, déplacements de populations (réfugiés climatiques), conflits pour l'accès aux ressources, coûts des catastrophes naturelles, impacts sanitaires (maladies vectorielles, malnutrition, stress thermique).
Les populations les plus vulnérables, souvent les moins responsables des émissions de GES, sont les premières victimes du dérèglement climatique. Cette injustice climatique pose des questions éthiques et géopolitiques majeures.
Les leviers d'action pour limiter le réchauffement
Les objectifs climatiques internationaux
L'Accord de Paris (2015) fixe un objectif ambitieux : limiter le réchauffement global bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, et poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5°C.
Pour respecter la trajectoire 1,5°C, le GIEC indique qu'il faudrait :
- Atteindre un pic des émissions de CO2 en 2025 au plus tard, puis une décroissance rapide.
- Atteindre la neutralité carbone mondiale en 2050, c'est-à-dire un équilibre entre les émissions et les absorptions de CO2.
- Réduire les émissions des autres GES (méthane, N2O, gaz fluorés) de manière drastique.
La réduction des émissions de GES
La lutte contre le réchauffement climatique passe par une transformation profonde de nos systèmes énergétiques, industriels, agricoles et de transport.
Secteur énergétique : Sortir des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) et développer massivement les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique), améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments et des processus industriels.
Secteur des transports : Électrifier les véhicules, développer les transports en commun et les mobilités douces (vélo, marche), réduire le trafic aérien et maritime non essentiel.
Secteur agricole : Réduire l'usage d'engrais azotés, modifier les pratiques d'élevage pour limiter les émissions de méthane, développer l'agroécologie et l'agriculture de précision. Les entreprises soumises au bilan GES obligatoire doivent intégrer ces émissions dans leur comptabilité carbone.
Secteur industriel : Décarboner les procédés industriels (ciment, acier, chimie), capturer et stocker le CO2 émis, substituer les gaz fluorés par des alternatives à faible PRG.
Les puits de carbone naturels et technologiques
Au-delà de la réduction des émissions, il est nécessaire d'augmenter l'absorption du CO2 atmosphérique par les puits de carbone :
Puits naturels : Reforestation, préservation et restauration des forêts, protection des tourbières et zones humides, restauration des sols dégradés, développement de l'agriculture régénératrice. Ces services écosystémiques sont essentiels dans la lutte contre le réchauffement.
Puits technologiques : Captage et stockage du carbone (CCS), captage direct dans l'air (DAC), bioénergie avec captage et stockage (BECCS). Ces technologies sont encore coûteuses et à des stades de développement variables, mais pourraient jouer un rôle complémentaire.
Questions fréquentes sur l'effet de serre
L'effet de serre est-il un phénomène nouveau ?
Non, l'effet de serre est un phénomène naturel qui existe depuis des milliards d'années. Il a permis l'apparition et le maintien de la vie sur Terre en maintenant une température moyenne favorable. Ce qui est nouveau, c'est le renforcement de l'effet de serre par les activités humaines depuis la révolution industrielle, qui provoque un réchauffement rapide et sans précédent dans l'histoire récente de l'humanité.
Peut-on inverser le réchauffement climatique ?
À l'échelle humaine, il est très difficile d'inverser complètement le réchauffement. Le CO2 reste dans l'atmosphère pendant des siècles, et les océans continuent de se réchauffer même si les émissions s'arrêtaient aujourd'hui. Cependant, nous pouvons limiter l'ampleur du réchauffement futur en réduisant drastiquement nos émissions de GES dès maintenant. Chaque dixième de degré compte : limiter le réchauffement à 1,5°C au lieu de 2°C ou 3°C réduit considérablement les impacts sur les écosystèmes et les sociétés humaines.
Les cycles naturels du climat ne sont-ils pas responsables du réchauffement actuel ?
Le climat terrestre a connu de nombreuses variations au cours de son histoire géologique : périodes glaciaires et interglaciaires, optimums climatiques, petites ères glaciaires. Ces variations résultaient de facteurs naturels (variations de l'orbite terrestre, activité solaire, volcanisme majeur). Cependant, le réchauffement actuel ne peut pas être expliqué par ces cycles naturels. Le GIEC a clairement établi que le réchauffement depuis 1950 est attribuable à plus de 95 % aux activités humaines. La rapidité du réchauffement actuel (environ 0,2°C par décennie depuis les années 1980) est sans précédent à l'échelle des derniers millénaires.
Quel est le lien entre effet de serre et couche d'ozone ?
Ce sont deux phénomènes distincts, souvent confondus. La couche d'ozone est une région de la stratosphère (haute atmosphère) riche en ozone (O3) qui filtre les rayons ultraviolets nocifs du Soleil. Les CFC (chlorofluorocarbones), utilisés comme réfrigérants et propulseurs d'aérosols, ont détruit une partie de cette couche protectrice, créant un "trou" au-dessus de l'Antarctique. Le Protocole de Montréal (1987) a permis l'interdiction des CFC, et la couche d'ozone se reconstitue progressivement.
L'effet de serre, lui, concerne l'atmosphère basse (troposphère) et le piégeage de la chaleur par les GES. Certains gaz (comme les HFC qui ont remplacé les CFC) ont un impact sur les deux phénomènes : ils n'attaquent pas la couche d'ozone mais sont de puissants GES.
Les activités humaines sont-elles vraiment responsables du réchauffement ?
Oui, sans aucun doute scientifique raisonnable. Le GIEC, qui synthétise les travaux de milliers de scientifiques du monde entier, affirme avec une confiance supérieure à 95 % que l'influence humaine est la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle. Les preuves convergent de multiples disciplines : mesures atmosphériques, carottes glaciaires, observations satellitaires, modélisations climatiques. La corrélation entre l'augmentation des émissions de CO2 depuis l'ère industrielle et la hausse de la température globale est scientifiquement établie.
Pour aller plus loin
L'effet de serre est un phénomène physique fondamental qui rend notre planète habitable. Mais l'intensification de ce phénomène naturel par les activités humaines depuis la révolution industrielle provoque un réchauffement climatique rapide aux conséquences déjà mesurables et potentiellement catastrophiques.
Comprendre le mécanisme de l'effet de serre, les gaz responsables et leurs sources d'émission est essentiel pour agir efficacement. Le défi climatique du XXIe siècle est immense : transformer nos systèmes énergétiques, nos modes de production et de consommation pour réduire drastiquement nos émissions de GES et préserver un climat vivable pour les générations futures.
La science du climat est claire : chaque tonne de CO2 émise réchauffe la planète, chaque tonne évitée limite ce réchauffement. L'urgence est là, mais les solutions existent. Elles requièrent une volonté politique forte, des investissements massifs dans la transition écologique et un changement de paradigme économique et social.
Sources académiques et institutionnelles
- Parlement européen - Changement climatique : les gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique
- Agence Parisienne du Climat - Les gaz à effet de serre
- DREAL Auvergne-Rhône-Alpes - Les principaux gaz à effet de serre d'origine anthropique - Pouvoir de Réchauffement Global
- Ministère de la Transition écologique - Publication du 6e rapport de synthèse du GIEC
- Notre Environnement - Changement climatique : que faut-il retenir du dernier rapport du GIEC ?
- GIEC - Réchauffement planétaire de 1,5°C (rapport spécial)
- Wikipédia - Gaz à effet de serre
- Wikipédia - Potentiel de réchauffement global



